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Where Is The Truth?

Samedi 25 mars 2006 à 21:31

La vie, une maladie contagieuse

(Agence Science-Presse) - Certains scientifiques proposent d'inverser la théorie selon laquelle la vie sur Terre a été " importée " par des météorites d'origine extra-terrestre : c'est plutôt la Terre qui pourrait avoir répandu la vie de cette façon.


En somme, comme le disait Jeff Moore, de la NASA, à la revue Nature, les deux théories voient la propagation de la vie dans le système solaire comme celle des microbes dans une salle de classe bondée!



Lorsqu'un astéroïde heurte la Terre, l'impact envoie dans l'espace de nombreux fragments rocheux porteurs de bactéries. Mais entre ce " décollage " et l'atterrissage de la vie terrestre sur une autre planète, il y a pas mal d'obstacles.


L'équipe de Brett Gladman, de l'Université de Colombie-Britannique, a simulé sur ordinateur l'impact massif d'un astéroïde sur la Terre, comme cela a eu lieu il y a 65 millions d'années. Quelque 600 millions de fragments sont éjectés, mais la plupart n'atteignent pas les régions extérieures du système solaire, à cause de la force de gravité du soleil. Ensuite, encore faut-il que ces gros cailloux atterrissent sur une planète accueillante. Outre Mars, les destinations les plus prometteuses sont Titan et Europe, lunes de Saturne et Jupiter. Dans cette simulation informatique, Titan a un score de 30 roches reçues et Europe peut s'enorgueillir d'une centaine de fragments.


Mais les bactéries apprécient-elles les conditions de voyage ? Pour peu que la vitesse reste " raisonnable " (5 km par seconde !), beaucoup y survivraient.


Le problème reste l'atterrissage, parfois un peu brutal. Sur Europe, la force d'attraction de Jupiter accélère la vitesse des roches jusqu'à 25 km/seconde en moyenne, ce qui menace la survie des bactéries. Mais sur Titan, les choses se font plus en douceur : la mince atmosphère ralentit la chute et la glace à la surface pourrait même fondre temporairement sous la chaleur de l'impact pour former une piscine, premier nid douillet des bactéries dans leur nouvelle patrie.


Reste à savoir si les nouvelles arrivantes s'y plaisent et peuvent s'y développer. À cette question, Gladman a rétorqué lors d'un récent congrès scientifique, que ce n'était plus à lui, mais aux autres scientifiques de trouver la réponse : " je suis juste le livreur de pizza ".


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